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L'Europe, un rêve évaporé?

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L'Union Européenne est la forme d'intégration économique la plus poussée au monde. Après l'arrivée de la crise économique, une nouvelle vague de critiques à l'encontre de l'UE à déferlé sur l'opinion publique dans les pays membres. Les citoyens européens se demandent : l'UE, va-t-elle nous bénéficier ?

La mauvaise gestion du rêve européen

02/01/2014 - 21:59
L’Union fait figure d’énigme. De l’idéal qu’elle promettait au sortir de la Seconde Guerre Mondiale à l’orthodoxie économique qu’elle impose actuellement au pays membres, l’écart est grand, et les euroseptiques se multiplient.Le rejet de l’U.E se diffuse, mais la contestation n'est pas une fatalité.

L’Union Européenne partage l’opinion publique: d’un côté les «eurosceptiques» fortement opposés à ce qu’ils nomment «l’aliénation européenne», d’un autre côté les «proeuropéens», en faveur d’une extension du pouvoir et de l’influence européenne.Ce clivage est entretenu par des politiques populistes qui se situent, le plus souvent, aux extrêmes de l’échiquier politique.

Les eurosceptiques et le rejet européen

Tel en France où, en s’appuyant sur le non des français au référendum de 2005, Marine Le Pen (présidente du Front National) se propose en rupture avec l’Europe. En effet, elle l’assimile à « une construction européenne qui devient destruction », mais aussi à «la racine du mal français », « la dissolution de l’Europe (est pour l’extrême droite française) salutaire»

Une idée partagée par l’extrême gauche française, notamment par le Front de Gauche qui plaide «une refondation européenne».Jean-Luc Mélenchon, co-président du F.G, prône l’indépendance des politiques monétaires face à la BCE pour un renouveau de la croissance.

Ainsi,l’idéal de Jean Monet et Robert Schuman, celui de créer une zone de paix et de coordination par l’élaboration d’enjeux et de projets communs, est malmené. Les populations des pays membres s’enlisent dans un «rejet européen».D’une part en inculpant l’encadrement européen d’être à l’origine des politiques de rigueur, impulsées par l’orthodoxie (économique) allemande (Manifestations contre les politiques d’austérité en marge du sommet européen en décembre 2013, organisées par la confédération européenne des syndicats (C.E.S)).

Une incompréhension générale

D’autre part, règne une incompréhension: l’Europe est économiquement multiforme, et les États européens sont concurrents entre eux pour résorber leur déficit publics, où est donc l’esprit d’unité? Quand est-il de l’idée de cohésion européenne? Les guerres intestines se multiplient en Europe tant sur le plan économique que sur le plan social: la zone euro est remise en cause notamment sur le plan de la « sécurité ».

En effet, l’immigration intraeuropéenne semble contestée lorsque des populations,émigrent des pays où les infrastructures politiques, économiques et sociales sont bancales voire s’effondrent, vers les pays membres «riches».Par ailleurs, une question s’est posée ,en France, avec le démantèlement des camps roms à Lille le 18 septembre 2013: L’Europe sociale existe-t-elle? Les réponses semblent moins évidentes que jamais.

Repenser le rêve

Faut-il alors renoncer de participer a cet OVNI politique et s'éloigner avant que l'UE nous impose de nouvelles contraintes ou repenser et anticiper autrement l’Europe et l’intégration, pour offrir un renouveau au rêve européen?

Il faut mettre en relief à la fois les «Européens découragés» mais aussi promouvoir un devoir qui nous est indispensable: l’audace de nos rêves, l’audace de nôtre imagination et de nos aspirations.

Un élan d’espoir vient d’Ukraine. En effet, le désir ukrainien pour l’Europe ou plutôt pour l’idéal européen est palpable et s’élève pour combattre une classe politique défaillante.

 

Dieser Artikel präsentiert bewusst nur eine der zahlreichen, divergierenden Meinungen zu diesem kontroversen Thema. Sein Inhalt entspricht nicht zwingendermaßen der persönlichen Meinung seines Verfassers. Bitte sehen Sie hierzu Die Philosophie von Duel Amical.

À quand une Fédération Européenne ?

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02/01/2014 - 21:59
La période de crise a causé de nombreux dégâts dans l'UE, bien que cette-dernière n'en soit pas la source initiale. Un pessimisme généralisé à cause du chômage, des endettements etc... La situation était extrêmement difficile, mais ce n'est pas en abandonnant l'UE que l'on serait arrivé à faire mieux.

Avec la montée du populisme, des propositions simples et radicales à des problèmes compliqués ont émergés puis séduit nombre de citoyens, souvent désorientés par le désespoir, embrouillés par la complexité d'un système et d'une crise, qui fait naître un scepticisme insufflé. De plus, les plans d'austérité imposés par l'Allemagne donnaient l'impression d'une crise sans fin avec un endettement permanent. Oui, la situation était extrêmement difficile, mais ce n'est pas en abandonnant l'Union que l'on serait arrivé à faire mieux.

Soutenir la fédération, faire un pas en avant

La question de l'UE revient, mais malheureusement un peu trop lentement. Maintenant que notre lucidité est revenue pour la plupart d'entre nous, posons-nous la question, européens : Va-t-elle nous bénéficier ? L'UE nous a offert, et continue de nous offrir des possibilités qui ont fondés les bases de sa stabilité. A travers l'instauration de l'Euro, la spéculation a été rendue impossible dans les pays l'ayant adopté. La suppression des douanes a permis un développement économique beaucoup plus rapide. Les pays les plus puissants de l'Union ont bénéficié d'un nouveau terrain d'investissement, et les autres de subvenions importantes.

Mais une fédération en donnera encore plus de possibilités. En effet, elle permettra d'alléger les procédures administratives entre les pays membres : la recherche d'emploi sera plus aisée, et pourra, à l'aide de la création d'accords et de procédures entre les états, encourager l'élargissement de l'offre d'emploi en Europe, ce qui entraînera une diminution du chômage (facilité aux investisseurs en France de créer de nouvelles structures en Roumanie par exemple). L'instauration d'un salaire minimum, tout comme l'augmentation des cursus universitaires inter européens sera mise en place, une facilité à trouver des stages au sein des entreprises ou des institutions, une aisance d'accès aux institutions de l'UE pour les firmes et états étrangers... Ainsi, une multitude de projets pourront être remis à l'ordre du jour, et surtout - mis enfin en place.

Fédérer et s'affirmer

Il faut se souvenir d'une chose : nous nous faisons petits. Et de plus en plus dépendants de puissances extérieures : en Europe, les grandes entreprises fabriquent en Chine, les pays importent leur pétrole du Moyen-Orient, et les informations personnelles sont stockés dans les data-centers aux États-Unis... Jumelé à la rapide montée en puissance des pays émergents (Chine, Brésil, Inde...), la gloire passé de l'Europe commence doucement à se dissiper. Une fois ces pays bien développés, les pays de l'UE devront trouver un nouveau moyen d'affirmer leur position au niveau international. Lors d'une chute d'influence de telle ampleur, les divergences au niveau des systèmes sécuritaires seront mis de côté pour pouvoir "sauver" leur intérêts, qui deviendront alors communs aux pays de l'UE - une fédération sera peut-être une question de nécessité un jour. Autant commencer à s'avancer pour être mieux préparé à l'avenir. Toutes les rivalités économiques et politiques nous isolent, et causent le retranchement des pays sur eux-mêmes. Nous restons pourtant l'organisation économique la plus puissante au monde - le PIB de l'UE est supérieur à celui des Etats-Unis. Nos valeurs sont fondées sur la démocratie, les droits de l'homme, la liberté d'expression et l'intérêt commun. Notre influence nous permet de les prôner partout à travers le monde. Ces fondements ne sont pas à oublier, car ils nous caractérisent, en plus de faire figure d'exemple pour l'ensemble des autres nations dans le monde, et aussi pour nous-mêmes. Ils nous prouvent que faire avancer notre situation est possible.

Préparer l'avenir commun

Alors ne perdons pas cette occasion : anticipons l'avenir, pour préparer dès maintenant l'étape suivante de l'évolution de l'Europe - celle qui dépasse les différences culturelles pour renforcer nos intérêts communs. Si cette étape s'effectue, c'est une page capitale de l'histoire qui sera alors écrite - la réunion de la quasi totalité d'un continent, de tant que plusieurs nation mais un état. Mais en encore faudrait-il parvenir jusque ici, et effectivement, ce n'est pas gagné. Ce que nous pouvons faire dès maintenant, et qui peux changer le cours des choses, c'est de parler aux européens, pour qu'ils se rendent compte de l'importance de ce qui les attends. Nous avons beaucoup à gagner à renforcer cette union - c'est pour cela qu'il faut la soutenir le plus possible pour peut-être atteindre son plus haut niveau - la fédération, qui deviendrai alors une superpuissance qui bousculera certainement l'équilibre des forces à l'international. L'avancée qui peut s'effectuer est donc considérable. Et cela n'est pas possible sans médiation. Une chance que nous ayons les élections européennes de 2014 pour commencer.

 

Dieser Artikel präsentiert bewusst nur eine der zahlreichen, divergierenden Meinungen zu diesem kontroversen Thema. Sein Inhalt entspricht nicht zwingendermaßen der persönlichen Meinung seines Verfassers. Bitte sehen Sie hierzu Die Philosophie von Duel Amical.

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